GALERIE DES LOMBARDS - MOUGINS-VILLAGE
Né à ULM (Allemagne) 
Dès l’âge de 14 ans, Jean-Louis Salvadori s’exprime dans son art et découpe des personnages dans du bois à l’aide d’une scie et les colorie. Dans les années 70 il rencontre le photographe Henry Hermellin avec qui il réalise des portraits en noir et blanc dans différentes expositions communes.  Salvadori troque son appareil photo à nouveau pour le pinceau. Depuis les premières expositions de photos à celles de peintures cet artiste polyvalent s’est orienté vers un travail original.. Ses œuvres permettent à la suggestion de prendre une place importante. Ce poète, peintre des couleurs, sensible, imaginatif, aborde avec talent la technique mixte mariée à celle du pinceau. Ce qu’il aime surtout, ce sont les portraits, les silhouettes, teintés d’un soupçon de romantisme. Il excelle dans les mises en scène où l’on peut voir des élégantes en représentation, des musiciens créant la fête, des couples tendrement enlacés, …Salvadori n’appartient à aucune école, son talent lui est personnel . Il a, comme l’un de ses personnages, « le nez dans les étoiles », et nous invite à le suivre dans son univers de l’imaginaire.
La peinture de Jean-Louis Salvadori est entièrement vouée au bonheur : bonheur de l’enfance, bonheur des cœurs purs. On devine bien qu’à son revers, il y a toutes les détresses humaines que l’artiste n’oublie pas, mais on devine également que, les connaissant intimement, il ne veut avoir aucune complaisance envers elles. Sa peinture se propose donc comme antidote au marasme, à la négativité, à la maladie, au nihilisme ambiants…
À contre-courant donc de cette tendance dominante qui veut que ces ingrédients soient indispensables à la « qualité » des produits artistiques.
«La cuisine à la télé, c’est toujours joyeux… la peinture, en revanche, c’est le plus souvent triste et désespérant… », nous dit Jean-Pierre Coffe, dans un entretien pour Artension.
Salvadori sait lui aussi que la bonne santé est contagieuse et que le plaisir de la peinture, tout comme celui du bon vin et de la bonne cuisine, est ce qui existe de plus roboratif... et, finalement peut -être, de plus subversif. Plaisir de raconter les moments heureux de la vie des gens, petites histoires simples bien loin de la grande Histoire toujours tragique, mais en immersion dans ce que l’humain a de plus positif, permanent et universel.
Plaisir immédiat de pétrir et « cuisiner » les papiers, les huiles, les encres : immersion là encore hautement sensuelle dans la matière vivante.Et c’est bien cette recherche de proximité fusionnelle avec la réalité de la vie et des choses, que naît , comme chez le poète, cette mise à distance, ou ce dépassement qui fait la beauté partageable.